samedi 10 septembre 2016

NETWORKVB entre en campagne pour ... 2017 ..., non pour l'emploi

Vous voulez aborder les vrais sujets par l'action et non par la parole, alors ça se passe ici : " Campagne pour l'emploi "

Les données économiques sont de plus en plus mis à disposition (données ouvertes ou opendata), malheureusement plus pour les développeurs, ce qui freine les usages finaux. NETWORKVB met à disposition ces mêmes données en fonction des usages finaux. Le porteur du projet qui est aussi l'administrateur de ce blog a ciblé l'emploi volontairement.

A partir d'un emploi, on peut découvrir notre propre potentiel professionnel et son activité économique pour évoluer selon nos choix propres, en connaissance de cause. C'est d'autant plus facile que les données économiques sur les secteurs d'activité sur les entreprises sont aussi disponibles.

Pour la recherche d'emploi, on parle de marché du travail, comme n'importe quel produit finalement. D'ailleurs, ne vous conseille-t-on pas de vous vendre ? Le projet NETWORKVB n'a pas pour objectif de vous vendre, car pour son initiateur, vous n'êtes pas une marchandise et un demandeur d'emploi. Non, vous êtes un offreur de connaissances. Vous n'êtes donc pas sur le marché de l'emploi comme demandeur, vous êtes sur le marché de la connaissance et vous êtes offreur.

La campagne pour l'emploi est donc là pour valoriser vos connaissances et les mettre en valeur. Que vous soyez entrepreneur ou offreur de connaissances, vous avez besoin de faire une étude de marché en prospectant et en faisant du marketing pour trouver votre place (votre positionnement sur le marché)

Le lien ci-dessus renvoie vers la campagne de financement participatif (crowdfunding) en cours où les contreparties correspondent à différents niveaux d'informations du plus bas (vous) au plus haut (l'ensemble de l'économie française) selon la zone ou les zones choisies. Le coût réel des contreparties est 10 fois plus important, tout en représentant une économie réelle pour l'utilisateur final en accédant facilement sans connaissances techniques aux données de l'économie française pour son usage et tout simplement pour sa compréhension.

jeudi 11 août 2016

Take Eat Easy vs Investisseurs : l'asymétrie de l'information

le 26 juillet 2016, Take Eat Easy jette l'éponge dans la livraison à domicile à la surprise générale.

Pour tout le monde ?

Deux des co-fondateurs semblent faire preuve de transparence par une annonce publique sur les réseaux sociaux. Par ce biais, tout le monde est informé en même temps, y compris les partenaires. Tous les médias se focalisent sur cet aspect de l'affaire, la plus visible.

Première impression :

Ils ont brûlé du cash, la suspicion gagne certains en sous-entendant une escroquerie. Il n'en est rien, car le modèle économique est très exigeant sur ce créneau.

Etait-ce prévisible ? Oui, pour celui qui est bien informé. Pourtant les chiffres étaient excellents, c'est l'arbre qui cache la forêt. Comme l'explique dans une interview à « Challenges » Gilles Raison, Directeur Général d'Allo Resto, concurrent sur un autre créneau rentable celui-ci, le service de livraison nécessite des investissements permanents et donc une dépendance vis à vis des investisseurs. Allo Resto est une marketplace, ils sont leaders sur leur créneau. Take Eat Easy est troisième sur son créneau.

Deuxième impression :

Bien informé ? Dans une interview à « L'Entreprise » Jean de la Rochebrochard de Kima Ventures, donc un investisseur, affirme que plus personne ne veut investir dans ce type de boîte, en tout cas pas eux. Je les comprends et moi non plus je ne voudrais pas. Pourtant l'année 2015 a été très active pour la livraison à domicile, puisqu'en plus de Take Eat Easy, Deliveroo et surtout Delivery Hero (Foodora) ont fait plusieurs levées de fonds tout au long de l'année, de janvier à novembre. Qui a démarré les hostilités ? Deliveroo dès janvier, puis Delivery Hero en février et en mars, Take Eat Easy ne l'a fait qu'en avril. Delivery Hero a continué en juin, Deliveroo en juillet, puis Take Eat Easy en septembre et pour finir Deliveroo en novembre. Au total, Delivery Hero a obtenu 659 millions, Deliveroo 195 millions et Take Eat Easy un tout petit 16 millions. Toutes ses informations sont disponibles publiquement quasiment quelques jours après, donc très rapidement. Deliveroo a commencé l'année en janvier avec 25 millions et a fini l'année en novembre avec 100 millions pour ses levées de fond. Take Eat Easy le fait en septembre avec 10 millions.

Cela fait beaucoup de chiffres à nous donner le tournis, c'est la réalité financière du secteur de la livraison à domicile. Take Eat Easy a réagi trop tard à chaque fois et n'a ramassé que les miettes, était-il en phase avec leurs investisseurs ? Quel rôle joue ou doit jouer l'investisseur dans une start-up ? 2 des 3 acteurs ont un investisseur en commun. L'un des acteurs a dans ses rangs, un ancien issu de l'investisseur. Ces informations existent publiquement et sont libres d'accès. Le deal exclusif avec une filiale de La Poste raté en juin s'explique plus facilement pour Take Eat Easy. A la lecture des chiffres ci-dessus aucun investisseur ne prendrait le risque de mettre un montant qu'il sait insuffisant.

Une start-up a-t-elle le temps lors d'une levée de fonds de s'informer pleinement ? Est-ce le rôle d'un investisseur de pallier ce manque ?

Ce cas d'usage montre bien la difficulté dans l'économie numérique de concilier ces contraintes. Les start-up doivent-elles faire que des levées de fond pour se financer ? Un élément de réponse nous ai donné par Delivery Hero dans ses levées de fonds en 2015 : la première est une série H, la deuxième est le second marché et la troisième est du private equity. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que ce soit cet acteur qui est levé le plus.

Le 5 août 2016, Deliveroo annonce une nouvelle levée de fonds de 275 millions d'euros. La course à la taille est un jeu dangereux où il ne vaut mieux pas être le troisième sur le créneau. L'économie numérique, c'est aller vite, très vite, trop vite ?

L'asymétrie de l'information est le déséquilibre entre les acteurs sur le niveau d'informations à avoir. Je n'ose pas croire que Take Eat Easy était au courant de toutes ses informations pour faire ses choix. Personnellement, l'asymétrie de l'information fausse le marché, c'est mon combat.

samedi 25 janvier 2014

La rupture, le SDF et la rigueur

Il y a deux ans aujourd'hui, jour pour jour, heure pour heure, je faisais mon premier pitch public pour défendre le projet Networkvb. J'ai obtenu ce pourquoi j'avais choisi de venir à Lille. Les raisons de ma venue ont été expliquées dans un précédent article.


La rupture : un changement de cap radical, un autre choix de vie

Par le déménagement tout d'abord, par le choix délibéré de sortir de ma zone de confort, toute relative, où je sentais que je n'avançais plus. J'ai toujours fait des choix risqués, souvent parce qu'ils n'engageaient que moi ou je voulais qu'il en soit ainsi. Je me suis isolé délibérément par ce déménagement, sans aucune garantie minimum pour ma vie quotidienne. Je suis arrivé en fin de journée la fleur au fusil un 4 janvier 2012, avec ma voiture comme seule maison, ma vie tenant dans un coffre. Je n'avais pas encore pris le rendez-vous pour le pitch : je suis donc venu à Lille avant même de savoir que j'allais y rester.

On lit souvent qu'il vaut mieux être jeune pour créer une entreprise, je suis d'accord même si j'en suis le contre exemple parfait. Etre entrepreneur, c'est inné : tu l'es ou tu ne l'es pas, peu importe l'âge. J'étais déterminé, j'avais une Force, j'y suis allé.


Le SDF : le Syndrome de la Détermination et de la Force

Je suis parti de ex nihilo et je devais tout reconstruire y compris ma vie. J'ai donc accumulé tous les handicaps possibles sans m'en rendre compte ou sans vouloir m'en rendre compte. Je n'avais pas le choix : je devais réussir. C'est donc avec cette passion que j'ai réussi ce pitch pour lequel j'avais tout abandonné, tout voulu refaire, alors même que je n'avais plus rien. Si tu n'as plus rien, tu perds quoi ? Rien. Alors fonce ! Ce choix n'est pas évident, moi-même j'ai mis très longtemps, trop longtemps, pour le faire et donc cela a fait mal, pour moi et pour d'autres personnes certainement. L'isolement choisi n'était pas non plus la bonne méthode, elle m'a handicapé pendant ces deux ans, alors même que j'étais conscient d'avoir besoin d'une équipe avec moi, car en plus de cela j'avais et j'ai toujours un projet très ambitieux. Ce que j'ai fait en 2 ans, j'aurai pu certainement le faire en 6 mois.

Est-ce que je regrette mes choix ? Non, j'ai appris en accéléré et sur le terrain, c'est la meilleure école ; oui, dans la méthodologie de l'action. J'aurai pu faire la même chose plus vite et différemment : maintenant, je le sais et j'en ai fait une force. J'ai manqué de rigueur, c'est un fait.


La rigueur : un dosage subtil qui devient un atout ou un boulet

La rigueur de ma décision a caché un manque de lucidité de ma part quant à la suite du projet Networkvb, dans la mesure où je ne l'ai pas continué. J'avais créé moi-même mon électrochoc sans en maitriser les conséquences. Je me suis menti à moi-même et mon SDF me l'a caché pendant longtemps, trop longtemps au point de gaspiller mes cartouches, car à Lille j'ai tous les atouts pour mener à bien dans les meilleurs conditions ce projet avec lequel je suis vraiment marié si je puis le dire ainsi. Ce SDF était aussi mon meilleur atout et donc je n'ai pas hésité à l'utiliser. La rigueur est un travail de longue haleine qui doit durer dans le temps, je ne l'ai pas fait, j'ai mis un genou à terre. Si j'avais appliqué la même rigueur dans ma vie et sur mon projet, j'aurai gagné du temps, mais est-ce humainement possible ? C'est juste une question de méthode, tout est possible : je n'avais pas choisi la bonne méthode.

La rigueur, c'est aussi la capacité à maintenir un cap aussi difficile qui le soit, et là mon SDF a joué pleinement son rôle : réussir le projet pour lequel j'ai fait tant de sacrifices. Mon SDF a créé de nouvelles opportunités à chaque fois que j'avais gaspillé une cartouche.
2013 fut ma pire année et ma plus belle année, car j'ai appris beaucoup de choses sur moi-même. J'ai mis souvent un genou à terre. Je me suis planté dans mes choix. Je me suis isolé encore plus pendant 99% de l'année, pour m'ouvrir complètement dans le dernier mois de l'année grâce à vous tous qui me lisez et à des vrais ami(e)s rencontrés virtuellement. J'ai fini l'année libre et libéré en passant le 31 décembre entre amis, clin d'oeil à Lily, Yann et Clément.
Au fil du temps, mon réseau de contacts est devenu un atout considérable que je ne soupçonnais même pas tellement j'étais aveugle de mon isolement alors même que les habitants du Nord ont prouvé leur humanisme à mon égard.

La rigueur dans la tempête est le meilleur atout pour réussir, une période économique difficile pour entreprendre est le meilleur moment. Faire beaucoup avec peu est le meilleur gage que l'on puisse donner pour convaincre sur un projet. C'est ce qui l'en ressort dans mes discussions avec mes interlocuteurs : bien se connaitre, admettre ces limites et les corriger. Je pense que Dale Carnegie serait d'accord avec moi ;-)





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lundi 16 décembre 2013

Las Condes, le quartier d'affaire de Santiago


Las Condes, le quartier d'affaire de Santiago


Je suis Josélito Tirados et je suis business developer.

Durant l’année 2013, je suis parti avec mon épouse en Amérique du sud afin de mieux connaître certains pays du sous-continent.

L’objectif ? Nous installer en Amérique du sud à moyen terme.

Entreprendre étant une seconde nature, durant tout le voyage d’une durée de 9 mois, j’ai fais en sorte de rencontrer des entrepreneurs de différents pays.

Après 32 000 kilomètres et 6 pays visités (Chili, Argentine, Pérou, Bolivie, Equateur et Colombie), c’est surtout le Chili qui a retenu mon attention.

Le Chili ne compte « que » 18 000 000 d’habitants vivant essentiellement en plein milieu du pays. Santiago, la capitale compte près de 5 millions d’habitants.

Il existe au Chili un organisme d’état similaire à OSEO en France qui est le CORFO.
Le CORFO finance bien évidement la r&d (recherche et développement) des entreprises.

Comme en France, le CORFO finance des projets assez importants. Toutefois il existe un programme à destination des start up. Il s’agit de « start up Chile ».




Initié en 2010 avec au départ 22 start up, ce programme va aider et financer 1000 start up en 2014 !

Fonctionnement du programme Start up chile.

Start up Chile est un programme ouvert à tous les habitants de cette planète. En tant que Français, vous pouvez parfaitement aller faire grandir votre projet là bas.

Comment ça marche ?

C’est simple. Vous présentez votre projet (en anglais) à un jury. Si celui ci est retenu, vous entrez dans un cursus qui va durer six mois.

Six mois que vous allez passer à Santiago en compagnie d’autres startupers.
Vous bénéficiez d’un programme complet de formation à l’entreprenariat et vous baignez dans un éco système entièrement tourné vers le développement de votre projet.

Vous avez l’obligation de suivre des cours avec des serials entrepreneurs ; Vous participez à des rencontres hebdomadaires et vous devez publier des articles concernant votre projet et son environnement.

Tout au long des six mois vous êtes suivi, encadré, et entouré de la crème de l’entreprenariat. Bref vous n’êtes pas seul !

Mais ce n’est pas tout. Vous allez bien évidement profiter de 40 000 $ US pour lancer votre business.

A ce stade, votre engagement financier est de 2% du montant de votre projet (avec  ce maximum de 40 000 $ US).

Le Chili, nouvel eldorado des entrepreneurs ?

Le Chili a en tout cas une politique ambitieuse dans le domaine de l’innovation. L’objectif affiché est de devenir LA référence en terme d’innovation d’Amérique du sud.

Ce qui m’a plu dans ce programme est le fait que l’état ne donne pas juste une somme d’argent comme c’est trop souvent le cas en France avec les plateforme d’initiatives locales (PFIL) par exemple.

Il y a tout un accompagnement pointu durant six mois. Six est, à mon sens, une bonne durée pour voir aboutir une idée.

Et en France ?

En France il existe plusieurs programmes, concepts, associations pour aider l’entrepreneur.
Pour ma part, j’ai testé une plateforme d’initiative locale. Grosse déception car les promesses ne sont pas tenues en terme d’accompagnement.

Ce qui me semble être le plus proche du concept de startup Chile est « Le camping» sur Paris. La différence est qu’il n’y a pas cette enveloppe de départ et que le nombre de startup est de 12 au lieu de 1000.

En conclusion : le concept Ycombinator en provenance de la silicon valley essaime à travers le monde et c’est une excellente chose.

Pour aller plus loin :









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vendredi 29 novembre 2013

La bulle publicitaire doit éclater

Le modèle économique des startups basé sur la publicité arrive à saturation. Les utilisateurs qui ne sont pas les clients, mais les produits dans ces modèles utilisent de plus en plus des parades pour ne plus voir de publicité.


Moi-même, je sature car cette publicité sensée être mieux ciblée par toutes les données personnelles que l'on me demande n'atteint pas son objectif. Dans le même temps, ce modèle a habitué les utilisateurs à la gratuité qu'ils ne veulent pas lâcher à n'importe quel prix.


Or le modèle freemium, basé sur un forfait gratuit puis sur des forfaits payants, marche mais pas de façon optimisé, car l'utilisateur n'a pas l'impression d'en avoir pour son argent. De plus, ces forfaits sont des forfaits limités. J'ai fait un calcul très simple en me basant sur Facebook, Hootsuite, Scoopit, Viadeo et Linkedin au minimum, les forfaits payants en prix de base reviennent en cumulé à plus de 50 € par mois par personne. Je n'ai pas mis les forfaits Twitter qui ne concerne pas encore la France.


Face à la centaine de services existants, ceci n'est qu'un minimum. Il ne faut pas oublier que la presse propose aussi des forfaits, certains sites simplement pour donner son avis. En dehors des multiples connexions qui font perdre du temps, l'utilisateur ne perçoit aucune valeur ajoutée quand il paie. Le créneau de Xavier Niel est de diviser par 2 la facture, je reprends à mon compte celui-ci pour faire éclater la bulle publicitaire et son corollaire qui est son modèle économique.


Networkvb choisira un modèle économique basé sur l'utilisateur, qui ne sera plus considéré comme un produit, en contrepartie sa valeur ajoutée sera développée pour lui-même : un forfait mensuel unique et universel en illimité.



La valorisation de ses entreprises à coup de milliards ne se base pas sur le service rendu mais sur la taille de la base de données utilisateurs. Là où je suis d'accord avec " ce système " c'est la valeur de chaque donnée qu'on laisse sur le Web.







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lundi 21 octobre 2013

21 : Le phoenix de Network Virtual Business

Ce jour est un symbole à titre personnel et à titre professionnel.


Dans le premier cas, en dehors du fait que je suis né un 21 mars, il y a aussi le 21 octobre le jour de la Sainte Céline, bonne fête à toutes les Céline de France, de Navarre et du Monde, souvenir trentenaire d'une amie d'enfance perdue de vue.


Dans le second cas, il y aussi le 21 octobre le jour où tout a basculé avec ma rencontre de Microsoft France et mon choix de venir à Euratechnologies Lille, c'était il y a deux ans. Mais il y a aussi le 21 juin et la convention que j'ai signé avec Optéos une coopérative d'activités et d'emplois il y a 4 mois avec il y a un mois la resignature pour 3 mois, ce qui me permet aujourd'hui de vous parler du projet, donc le 21 décembre sera la fin de cette nouvelle étape.


Mars, juin, septembre, octobre, décembre : chaque saison est une étape supplémentaire : hasard du calendrier, volonté symbolique d'une osmose avec la nature pour une recherche d'équilibre. Je ne me pose pas ce type de question : j'y vais, je fais et c'est tout. J'avance à mon rythme et avec mes propres repères, ayez les vôtres.


Il faut savoir que toutes ses dates ont quelque chose en commun : une rencontre virtuelle, à l'exception notable de mon souvenir d'enfance trentenaire, c'est ce dernier qui m'a permis de me battre depuis tout ce temps et de réussir de magnifiques choses. La rencontre réelle quand elle a eu lieu s'est faite après. Dernièrement, je faisais le constat que c'est avec des personnes non encore rencontrées que je discutais le plus


Ces dates sont autant de renaissances, c'est aussi la reconnaissance de ceux qui m'ont aidé à être ce que je suis, à commencer par mes parents, ma famille, mes amis et mes ennemis. Derrière chaque date, il y a de magnifiques rencontres, virtuelles et/ou réelles, pour réaliser cette première pierre d'un édifice qui se construira ensemble avec vous.




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lundi 14 octobre 2013

Crowdfunding : débat passionnel, de quoi parle-t-on ?

Crowdfunding ou financement participatif en français. Le gouvernement en voulant légiférer a ouvert la boîte de Pandore. Avant de m'intéresser au sujet, j'ai toujours cru qu'il existait un seul modèle. Au début des débats, l'économie du Web n'a jamais fait le distingo non plus. Il n'y a que récemment que l'on commence à voir dans différents articles les différents modèles et ceux qui sont concernés.


Il existe donc 3 modèles de crowdfunding, je m'appuie sur un document transmis par l'un des acteurs, SMARTANGELS, que j'ai rencontré la semaine dernière lors d'une conférence à Euratechnologies :

Le modèle originaire basé sur le don (My Major Company, KissKissBankBank, Ulule) Le modèle basé sur le prêt (Babyloan, Prêt d'Union, Spear) Le modèle basé sur la prise de participation en capital (Smartangels, Wiseed, MyMicroInvest)


Ce ne sont que les deux derniers modèles qui sont concernés par le projet de loi, en aucun cas le modèle originaire.


A la base, Networkvb voulait utiliser les services de MyMicroInvest, une plate-forme belge, pour financer la suite de son projet. Face au débat actuel en France et donc à la découverte des différents modèles, j'ai découvert un intérêt particulier pour l'ensemble des modèles, tout particulièrement pour le modèle originaire, grâce à ma rencontre avec Ulule qui a démarré la semaine dernière un tour de France et qui s'est arrêté à Lille. Il faut savoir que le projet record chez Ulule a obtenu la somme de 681.046 euros, donc au-delà des limites fixées dans le modèle basé sur les prêts, limite qui est à l'heure actuelle de 300.000 euros pour informations.


Le débat passionnel se focalise surtout sur le modèle basé sur le prêt car le renforcement de la législation accentue surtout ses efforts sur ce modèle avec des restrictions qui semblent excessives. 250 euros par personne et par projet, c'est en effet très peu. De plus, une somme plafond à 300.000 euros a été fixée pour bénéficier de la simplification des démarches. Il est évident que le lobbying des banques a joué pleinement son rôle.


Les acteurs du modèle basé sur la prise de participation en capital semblent se satisfaire davantage des premiers éléments du projet de loi même s'ils affirment qu'il peut être perfectible. Il faut savoir que ce sont ses mêmes acteurs qui étaient demandeurs d'une législation dans ce domaine. Je n'ai pas eu d'éléments chiffrés clairs pour ce modèle.


A ce jour, Networkvb utilisera dans un premier temps la plate-forme Ulule avec une opération avant la fin de l'année, puis la plate-forme MyMicroInvest par la suite pour ne pas être contraint par le changement de législation en cours en France. Par ailleurs, BNP Paribas partenaire du Ulule Tour est ouvert aux porteurs de projet utilisant le crowdfunding originaire. Si on leur dit que l'on va utiliser une plate-forme étrangère de crowdfunding pour éviter la législation française, ils sont légèrement gênés.


Passer par le crowdfunding est une solution parmi d'autres. Networkvb va l'utiliser pour renforcer ses atouts auprès des interlocuteurs traditionnels du financement : les banques, les business angels et les VCs. Networkvb a défini 5 modes de financement différents avec un équilibre entre le haut de bilan (capital social de l'entreprise ou fonds propres) et le bas de bilan (créances, prêts) : le haut de bilan finance les investissements (long terme), le bas de bilan finance le cycle d'activité (court terme).


On compare facilement avec les USA : ce n'est pas du tout le même environnement la même culture. Ce n'est pas parce que vous pouvez avoir des millions aux USA que vous allez réussir, la taille du marché n'est pas la même. Si vous voulez la même taille de marché, alors il faut vous battre au niveau européen, pas au niveau français. Réussir avec moins, c'est être plus innovant et plus productif, donc proposer un projet plus rentable. Nous savons tous que les montants des entrées en Bourse cache à plus ou moins brève échéance l'éclatement d'une bulle.


Pour conclure, je dirai que cette réforme a été mal préparée sans vision globale et sans volonté d'amener la réflexion au niveau européen pour avoir une cohérence d'ensemble et éviter de devoir revenir dessus plus tard. A titre personnel, je dirai qu'il est primordial de faire ses choix en évitant toute dépendance de son activité sur le bon vouloir du politique. En Europe, on a un avantage formidable, pour faire bouger les choses il faut simplement changer de pays. Si ma campagne de crowdfunding avec MyMicroInvest me conduit à créer une structure juridique en Belgique pour éviter tout litige juridique, je n'hésiterai pas une seule seconde.




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